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Bvlgari resserre l'iris jusqu'à l'améthyste

BEAUTÉ

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Bvlgari approfondit sa note iris emblématique avec Omnia Amethyste, promesse d'une intensité inédite à découvrir.

Bvlgari resserre l'iris jusqu'à l'améthyste

La lumière de fin de journée traverse le verre violet et dessine sur la pierre une tache mauve, presque liquide. Deux coques de verre soudées en forme de cœur, un col doré qui ondule comme une anse de bijou : le flacon Omnia posé sur ce rebord de marbre ressemble moins à un objet de salle de bains qu'à une pierre taillée qu'on aurait oublié de monter sur une bague. Derrière, une fleur d'iris, mauve elle aussi, floue dans le fond, semble avoir posé pour la photo sans le savoir.

Chez Bvlgari, l'iris n'est pas une note parmi d'autres : c'est une signature, presque une clause de style de la Maison, reprise et retravaillée saison après saison dans la franchise Omnia depuis des années. Omnia Amethyste en propose aujourd'hui une version plus intense, sans que l'on sache encore, à ce stade, quelles concentrations de matières premières justifient ce mot d'"intensité", ni quelle facette précise de l'iris la parfumerie de la Maison a choisi de creuser. Ce que l'on sait, en revanche, c'est que le format reste fidèle à lui-même : un Eau de Parfum de 100 ml, présenté dans ce même écrin violet frappé d'or que la maison affectionne depuis toujours, avec cette typographie BVLGARI qui n'a jamais eu besoin de crier pour se faire remarquer.

L'iris, en parfumerie, est une matière capricieuse : coûteuse à extraire, longue à préparer, souvent réservée aux compositions haut de gamme parce qu'elle demande des années avant de livrer son beurre précieux. La rendre plus dense, plus présente, sans qu'elle tourne à la poudre ou à la craie, relève d'un exercice d'équilibriste que peu de maisons osent recommencer chaque saison. Bvlgari, qui a construit une grammaire olfactive entière autour de cette fleur racine, semble ici vouloir aller chercher une version plus grave, plus assise, de ce qui faisait déjà le charme de la ligne Omnia.

Le flacon lui-même raconte cette gravité nouvelle : le violet est plus profond que celui des versions précédentes, presque sombre par endroits, comme si le verre avait, lui aussi, décidé de prendre du corps. La forme reste identique (ces deux volumes soudés, cette prise dorée pensée pour tenir dans la paume plutôt que de rester debout sur une étagère), mais la teinte change la lecture de l'objet. On ne le regarde plus tout à fait de la même façon.

Reste à savoir comment ce parfum se comportera une fois posé sur les comptoirs parisiens, entre les rayons où l'iris se décline déjà sous toutes ses formes chez d'autres maisons. L'arrivée d'Omnia Amethyste dans les points de vente de la capitale n'est pas encore confirmée dans le détail, mais la promesse est claire : une signature que l'on croyait connaître par cœur s'apprête à se raconter une nouvelle fois, avec une voix plus basse et plus longue. Il faudra sentir la matière pour juger si l'intensité annoncée tient ses promesses, ou si elle reste, comme souvent en parfumerie, une affaire de nuances que seul le nez tranchera.

Photo : © Bvlgari

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